En quoi le calvinisme est-il problématique ?

Article original : OLSON, Roger E.. What’s Wrong with Calvinism ? In : My Evangelical, Arminian Theological Musings [en ligne]. 2013-03-22 [consulté le 2018-10-13]. Disponible à l’adresse : https://www.patheos.com/blogs/rogereolson/2013/03/whats-wrong-with-calvinism

Traduction française avec ajout de notes de fin émanant du « Blog de réflexion chrétien », https://reflexionsjesus.wordpress.com/, 2018-11-12. Reproduit avec autorisation.

A propos de l’auteur : Roger E. Olson est diplômé du North American Baptist Seminary et titulaire d’un doctorat en études religieuses de l’université de Rice à Houston obtenu en 1984. Il est un ministre du culte reconnu par différentes églises baptistes. Il est professeur de théologie et auteur de nombreux livres et articles. Il a défendu l’arminianisme classique notamment dans  Arminian Theology : Myths and Realities [La théologie arminienne : Mythes et réalités].

Commentaire : Dans l’article suivant, Olson examine les 4 premiers points du calvinisme. Il fait apparaître certains aspects problématiques, et notamment celui du caractère du Dieu du calvinisme. Son argumentation est détaillée dans son livre Against Calvinism [Contre le calvinisme].


[…] Il y a quelques années, étant dirigé par Dieu je pense, j’en vins à la conclusion que quelqu’un devait dénoncer les problèmes du calvinisme et défendre l’arminianisme. Je pense que de nombreux calvinistes, représentent faussement l’arminianisme comme une forme de croyance en un salut acquis par l’homme et centré sur lui. Je n’arrête pas d’entendre dire que les arminiens ne croient soi-disant pas en un Dieu qui sauve, mais en un Dieu qui nous donne seulement l’opportunité de nous sauver par nous-même. D’autre part, bien peu des calvinistes de premier plan admettent les problèmes du calvinisme et la plupart des ses jeunes adhérents semblent être parfaitement inconscients de l’issue vers laquelle mènent ces problèmes, à savoir de penser que Dieu est l’auteur du péché et du mal et qu’il n’est donc pas parfaitement aimant et bon.

Donc, qu’est-ce exactement que le « calvinisme » ? Il s’agit d’un système de croyances théologiques désigné par le nom de Jean Calvin, le réformateur protestant suisse du seizième siècle. Toutefois, il n’est pas sûr que Calvin lui-même crût tout ce qui est rapporté sur l’étiquette du « calvinisme ». De plus, le calvinisme soutient aussi plusieurs croyances qui sont antérieures à Calvin. Le père de l’église St. Augustin, par exemple, écrivit Sur la prédestination des Saints déjà au début du cinquième siècle.

Un jour au début du vingtième siècle un professeur de théologie vint à proposer l’acronyme [anglais] « T.U.L.I.P. » pour résumer les « cinq principaux points » du calvinisme. Le calvinisme est bien plus qu’une simple fleur, et pourtant la Hollande, célèbre pour ses champs de tulipes, a bien été le foyer du calvinisme. Il faut noter que tous les calvinistes ne sont pas d’accord avec chacun des cinq points. Ceci dit, nous pouvons affirmer que les « cinq points de TULIP » résument en grande partie le calvinisme de John Piper ainsi que celui du mouvement du Nouveau calvinisme [Young, Restless, and Reformed Movement] qui fait progresser cette doctrine au sein même d’églises dans lesquelles le calvinisme n’avait jamais existé auparavant (comme le pentecôtisme).

Le premier point est la « dépravation totale ». Que veut dire ce point ? Le calvinisme enseigne que les êtres vivants naissent tous tellement corrompus et dépravés par le péché originel qu’ils sont, et que nous sommes incapables de faire preuve de bonne volonté envers Dieu. Comme les écritures le disent : « Il n’en est aucun qui fasse le bien, pas même un seul ; » (Romains 3:12) et « […] Nul ne cherche Dieu ; […] » (Romains 3:11). Dépravation totale ne signifie pas que chaque individu soit aussi mauvais que possible. Cela signifie plutôt que tout ce qui nous constitue, y compris notre capacité de raisonner, est si diminué par la corruption adamique et le péché originel qui ont été hérités, que nous ne pouvons faire quelque chose de vraiment bon hormis par grâce.

Le second point est « l’élection inconditionnelle ». D’après les calvinistes, ce point signifie que si une personne vient à Christ et est sauvée, c’est parce qu’elle avait été choisie par Dieu pour être sauvée. Dieu sélectionne certaines personnes dans « la masse de ceux qui se perdent » qu’est l’humanité pour être sauvées. Les autres sont abandonnées à leur perdition méritée. Ce point est aussi connu sous le nom de « double prédestination », dans le sens que Dieu choisit (inconditionnellement) certains pour être sauvés et certains autres pour être damnés. En d’autres mots, la décision prise par Dieu n’est en rien liée à un élément positif qu’Il trouverait dans ses élus. Il n’y a rien dans une personne sauvée qui aurait pu conditionner le choix de Dieu à son égard.

Le troisième point est « l’expiation limitée ». La plupart des calvinistes préfèrent cependant l’appeler « l’expiation particulière » du fait que ce point affirme que Christ est mort uniquement pour des personnes en particulier. Cela ne signifie pas que la valeur de la mort du Christ soit limitée. D’après le calvinisme à cinq points, cela veut plutôt dire que Christ souffrit la punition seulement pour les élus et non pour ceux que Dieu avait décidés de ne pas sauver. Il s’agit du point que certains calvinistes rejettent, en se définissant comme calvinistes « à quatre points ». Les calvinistes à cinq points estiment que le schéma calviniste est un « accord global » ; ce schéma dévient simplement incohérent si l’un des points vient à manquer. Ils démontrent l’incohérence par le raisonnement suivant : Pourquoi Christ aurait-il souffert la punition des péchés de ceux que Dieu avait choisis de ne pas sauver ? S’il souffrit leur punition alors Dieu aurait été injuste de les envoyer en enfer. Dans ce cas, les mêmes péchés auraient été punis deux fois. Pour ma part, je n’ai pas trouvé chez Calvin des éléments venant en soutien à ce point ; je pense donc qu’il a été ajouté au calvinisme après Calvin par certains de ses disciples les plus radicaux.

Le quatrième point est la « grâce irrésistible ». La plupart des calvinistes préfèrent l’appeler « la grâce efficace ». Ce point signifie que la grâce rédemptrice accordée par Dieu aux élus est irrésistible et immanquablement efficace. Cette notion est indissociable de l’idée que la régénération, c’est-à-dire la « nouvelle naissance », advient avant la conversion. Une personne élue, prédestinée par Dieu au salut, choisira librement de se repentir et de croire parce qu’elle aura déjà, peut-être inconsciemment, été régénérée par l’Esprit de Dieu. La personne « est une nouvelle création » en Jésus-Christ en premier lieu pour ensuite se convertir. La régénération précède la foi.

Le cinquième point est la « persévérance des saints ». Ce point signifie simplement qu’une personne vraiment sauvée ne peut tomber et être perdue pour l’éternité. Cela découle du fait que cette personne est élue par Dieu, et que Dieu n’élirait pas une personne pour ensuite la laisser déchoir de la grâce. Ce point est parfois exprimé par l’expression « une fois sauvé toujours sauvé » ou « sécurité éternelle ». Plusieurs non-calvinistes croient aussi en cette doctrine, non parce qu’ils croient que la personne en sécurité éternelle est souverainement prédestinée par Dieu. Mais plutôt, comme plusieurs baptistes le croient, parce que Dieu ne permettra à aucun de ses enfants de s’éloigner éternellement de sa grâce. Les calvinistes maintiennent que la persévérance des saints est incompatible avec le libre arbitre ; de ce fait elle fait plus légitimement partie du système TULIP.

Voici là un résumé rapide du calvinisme à 5 points. Cela correspond à ce qui est communément appelé calvinisme de nos jours par le mouvement du Nouveau calvinisme et leurs dirigeants. Dans les coulisses, pour ainsi dire, ces gens débattent entre eux des moindres détails de ce schéma. Néanmoins ils s’accordent pour dire que ces points représentent toutes les croyances nécessaires à une foi chrétienne évangélique holistique, robuste et intellectuellement respectable.

Pourtant, TULIP ne décrit pas tous les aspects du calvinisme qui est bien plus qu’un point de vue sur le salut. Le calvinisme inclut aussi une vision d’arrière plan plus profonde sur la souveraineté de Dieu ; Celle-ci ne touche pas seulement à la prédestination mais aussi à la « providence » qui a forcément à voir avec le gouvernement de Dieu sur la création.

Soyons clairs sur une chose. Tous les chrétiens croient en la souveraineté, la providence et la prédestination de Dieu. Ces concepts ne sont pas propres qu’au calvinisme. Le calvinisme constitue une interprétation spécifique de ces notions. Il existe d’autres interprétations. Les arminiens, par exemple, croient aussi en la souveraineté, la providence et la prédestination de Dieu. Cependant nous avons une interprétation de ces précieux concepts bibliques différente de celle du calvinisme.

La doctrine calviniste de la providence souveraine de Dieu inclut sa doctrine de la prédestination. Selon cette doctrine, absolument rien n’arrive sans que Dieu l’ait préalablement décrété et rendu certain. Même le péché et le mal sont des parties du plan de Dieu ; Il les a planifiés, ordonnés, et dirigés. Il ne les cause pas mais Il les rend certains. Comme le dit Sproul : « S’il y a une molécule non-conformiste dans l’univers, Dieu n’est pas Dieu[1]. » Le théologien calviniste Paul Helm dit : « Non seulement chaque atome et chaque molécule, chaque pensée et chaque désir sont maintenus par Dieu, mais chaque tour de chacun de ceux-ci est sous le contrôle direct de Dieu[2]. » On peut trouver des dictons similaires dans presque tous les écrits du théologien calviniste.

Calvin lui-même versa beaucoup d’encre dans l’examen de cette vision forte et élevée de la souveraineté providentielle de Dieu, incluant une souveraineté sur le mal. Dans L’institution de la religion chrétienne Calvin utilisa l’illustration d’un marchand qui s’écarte imprudemment de ses compagnons lors de la traversée d’une forêt. Il est assailli par des voleurs et tué. Calvin demande comment un chrétien devrait considérer cet évènement et tous évènements semblables. D’abord, il dit que la plupart des chrétiens penseront qu’il s’agit d’un accident non planifié mais fortuit. Puis, cependant, il dit que pour le chrétien, rien n’est jamais vraiment accidentel. Non seulement Dieu avait prévu la mort du marchand, dit-il, mais Il l’a aussi planifiée et rendue certaine. Même les pécheurs réprouvés, dit-il, sont obligés d’obéir aux plans de Dieu par sa puissance[3].

Qu’est-ce que cela signifie ? Les calvinistes convaincus et cohérents admettent sans peine qu’ils croient que même la chute d’Adam et d’Eve et toutes ses conséquences, tout le péché, le mal et l’agonie du monde, sont décrétés et rendus certains pas Dieu. Autrement, disent-ils, il y aurait des forces et puissances contrôlant Dieu ; et de ce fait Dieu ne serait pas omnipotent et souverain.

J’appelle la conception calviniste de la souveraineté de Dieu « déterminisme divin ». Plusieurs calvinistes sont gênés par ce terme, mais je ne peux penser à une désignation plus appropriée. Dieu détermine tout, même le péché, le mal et la souffrance innocente. Tout cela fait partie d’un plan divin et tout ce qui s’y trouve est voulu par Dieu. Nos vies et l’histoire entière se déroulent selon le plan de Dieu et rien ne peut le changer. Ainsi, Piper prêche un sermon intitulé « Ne gaspillez pas votre cancer ». Si vous avez un cancer, il vient de Dieu et a une bonne fin. De nombreuses personnes écoutant ce sermon ou lisant l’un des livres de Piper tels que Les plaisirs de Dieu disent : « Oui, Dieu contrôle les événements et sait ce qu’Il fait ». Mais ils ne prennent pas en compte que cela signifie aussi que le péché et l’enfer sont également planifiés, voulus, conçus et rendus certains par Dieu, pour une bonne fin. Quelle bonne fin ? La gloire de Dieu.

Le grand prédicateur et théologien puritain Jonathan Edwards écrivit une dissertation intitulée : The End for Which God Created the World [La fin pour laquelle Dieu a créé le monde]. Piper la considère comme l’un des plus grands essais chrétiens jamais écrits et il en a d’ailleurs traduit, en anglais contemporain, les points principaux. Selon Edwards, Piper et la plupart des calvinistes conservateurs et classiques, Dieu créa le monde comme étant ce que Calvin a appelé « le théâtre de la gloire de Dieu »[4]. Tout ce qui se produit est prédéterminé et rendu certain par Dieu pour sa gloire. Même le péché, le mal et l’enfer glorifient Dieu. Comment ? En manifestant sa justice. Sans enfer, par exemple, l’attribut de justice de Dieu ne pourrait être pleinement révélé.

Bien que tous les calvinistes ne soient pas cohérents, le calvinisme lui-même est censé être un système cohérent de croyances doctrinales. Il se fonde sur une certaine « image » de Dieu considérée comme biblique : Dieu est absolument glorieux, puissant et souverain. Esaïe 45:7 est l’un des versets de fondement du calvinisme : « Je forme la lumière, et je crée les ténèbres, je donne la prospérité, et je crée l’adversité ; Moi, l’Éternel, je fais toutes ces choses. » De nombreux autres versets d’Esaïe vont dans le même sens et sont interprétés par les calvinistes comme signifiant que Dieu règne sur tous les détails de l’histoire et des vies individuelles, de sorte que tout ce qui se produit est ordonné et rendu certain par lui dans un but donné. En ce qui concerne le Nouveau Testament, Romains 9 est le texte fondamental du calvinisme. Là, l’apôtre Paul dit : « Ainsi, [Dieu] fait miséricorde à qui il veut, et il endurcit qui il veut. » (verset 18).

Bien sûr, tous les chrétiens n’interprètent pas ces versets et d’autres similaires de la même manière que les calvinistes. Par exemple, les arminiens et d’autres chrétiens non-calvinistes se réfèrent à la permission de Dieu. Certes, rien ne peut arriver sans que Dieu ne le permette, mais permettre ne revient pas à provoquer ou rendre toutes choses certaines et en particulier le mal, le péché ou la souffrance innocente. Si ces passages doivent être interprétés comme les calvinistes les interprètent, comment devrions-nous comprendre la tristesse de Dieu vis-à-vis de l’incrédulité ? Jésus pleura sur Jérusalem parce qu’ils le rejetèrent et qu’ils lapidaient les prophètes. Il cria : « […] combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants, comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous ne l’avez pas voulu ! » (Mathieu 23:37). De plus, selon 2 Pierre 3:9 et 1 Timothée 2:4, Dieu veut que tous les hommes soient sauvés et qu’aucun ne périsse. Pourtant, nous savons que ce n’est pas ce qui se passe. Alors, comment se peut-il que tout soit prédestiné par Dieu au sens calviniste ? L’arminianisme utilise le concept de la permission divine pour expliquer ces contradictions par ailleurs bibliques.

Qu’est-ce que l’alternative arminienne au calvinisme ? Tout d’abord, permettez-moi de dire que l’arminianisme et le calvinisme n’entrent pas en conflit sur tous les points. Nous sommes d’accord sur plusieurs choses. Nous sommes tous des évangéliques et croyons en l’inspiration biblique, la Trinité, la divinité et l’humanité de Jésus, le salut par grâce à travers la foi et de nombreuses autres croyances bibliques fondamentales. Le point de désaccord se trouve au sujet de la souveraineté de Dieu : détermine-t-elle tout ou non ?

La base de l’arminianisme est l’amour de Dieu. Le conflit fondamental entre le calvinisme et l’arminianisme n’est pas la souveraineté, mais le caractère de Dieu. Si le calvinisme est véridique, Dieu est l’auteur du péché, du mal, de la souffrance innocente et de l’enfer. En d’autres termes, si le calvinisme est véridique, Dieu n’est pas parfaitement aimant et bon. Jean 3:16 dit : « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. » « Dieu a tant aimé le monde. » Les calvinistes doivent expliquer ce passage en affirmant qu’il signifie que Dieu aime « tout type de personnes », et non chaque personne. Ou alors que « Dieu aime chaque personne à certains égards, mais seulement certaines personnes [les élus] à tous égards ». Les arminiens pensent que ces interprétations déforment le message clair de la Bible concernant l’amour de Dieu. Si le calvinisme est véridique, a déclaré John Wesley, l’amour de Dieu est « un amour à glacer le sang »[5]. Il est impossible de le distinguer de la haine et ce, envers une grande partie de l’humanité créée à son image et à sa ressemblance.

Laissez-moi le répéter : La question la plus fondamentale n’est pas la providence, la prédestination ou la souveraineté de Dieu. La question la plus fondamentale est le caractère de Dieu.

Les calvinistes affirment souvent que l’amour et la bonté de Dieu sont en quelque sorte « différents » de la conception que nous en avons. Dans quelle mesure peuvent-ils être différents tout en restant des concepts ayant du sens ? Si l’amour et la bonté de Dieu sont compatibles avec le fait de prédestiner des individus à l’enfer, alors ces mots ne semblent plus être en cohérence avec leurs significations. Et si Dieu n’est ainsi plus parfaitement bon, il n’est plus digne de confiance. S’il peut détester, alors il peut mentir. Pourquoi faire confiance aux Écritures comme étant une véritable révélation et un guide fiable si la bonté de Dieu n’est pas proportionnelle à notre plus haute conception de celle-ci ? Si la bonté de Dieu reste cohérente malgré le fait de prédéterminer beaucoup de personnes pour qu’ils aillent en enfer, pourquoi ne pourrait-elle pas rester cohérente avec le fait de nous tromper ? Notre confiance même dans la Bible en tant que véritable révélation de Dieu dépend d’un Dieu bon, fiable et qui ne peut tromper.

Le calviniste, comme l’arminien, aborde les Écritures avec le présupposé que Dieu ne peut mentir. Il peut faire confiance à la Bible comme étant une véritable révélation de Dieu puisqu’elle est inspirée par Dieu. A l’instant où le calviniste dit : « Mais la bonté de Dieu est différente de la nôtre », il sape la raison de faire confiance à la Bible. Bien sûr, la bonté de Dieu est différente de la nôtre en ce qu’elle est plus grande. Toutefois, ce n’est pas cet aspect auquel les calvinistes sont confrontés dans des passages tels que Jean 3:16. En fait, ce qu’ils disent est que la bonté et l’amour de Dieu, sont totalement différents de notre plus haute et meilleure conception de ceux-ci, même tels que révélés par Jésus-Christ.

Si le concept fort du calvinisme en cinq points est véridique, alors Dieu est monstrueux et très peu distinguable du diable. La seule différence de caractère est que le diable veut que tout le monde aille en enfer tandis que Dieu ne veut pas que tous, mais que beaucoup, aillent en enfer.

Une autre différence entre calvinisme et arminianisme réside dans le point de vue des arminiens sur la souveraineté de Dieu en providence. Selon l’arminianisme, avant la venue de son royaume de justice parfaite, Dieu est en ce moment souverain de jure mais pas de facto. En effet, Jésus et Paul ont tous deux qualifié Satan de « prince » de ce monde. Selon le calvinisme, Satan est un simple instrument de Dieu. Alors que selon l’arminianisme, il est un véritable ennemi de Dieu et résiste actuellement à la volonté de Dieu. La raison pour laquelle Dieu permet cela ne nous est pas révélée. La révélation biblique nous dit simplement sur ce sujet que Dieu est patient. Ainsi, selon l’arminianisme, Dieu se limite, restreint son pouvoir, s’abstient de tout contrôler. Pourquoi ? Pour respecter le libre arbitre qu’Il nous a donné. Dieu veut que nous Lui offrions et donnions notre amour librement, et non d’une manière dans laquelle Il nous l’aurait inculqué sans notre consentement. Si le calvinisme est véridique, le processus du salut est une condition et non une relation. Une relation nécessite un libre consentement. Donc, durant l’intervalle de temps entre la chute dans le jardin et le retour de Christ pour le jugement, Dieu est souverain de droit mais n’exerce pas sa souveraineté sur tout. Il le pourrait, mais il ne le fait pas. Ainsi, le péché, le mal et la souffrance innocente, et particulièrement l’enfer, ne sont pas la volonté antécédente de Dieu, mais sont la volonté résultante de Dieu. La volonté antécédente de Dieu est ce qu’il voulait parfaitement, y compris notre obéissance volontaire par amour et une communion éternelle avec nous. La volonté résultante de Dieu est ce que Dieu permet qu’il arrive, ce qui est contraire à sa volonté parfaite. Elle découle de notre libre choix de nous rebeller contre Dieu et de le repousser hors de nos vies et de notre monde. C’est une conséquence de notre libre choix d’obéir à Satan et de le faire « dieu de ce monde » plutôt que d’obéir à Dieu.

Donc, selon l’arminianisme, Dieu est en charge mais pas encore en contrôle. Dieu est comme le roi d’un territoire occupé par l’ennemi et nous chrétiens, nous sommes comme des combattants de la résistance qui attendent avec impatience le jour où notre héros, Dieu, reviendra et reprendra sa pleine souveraineté sur notre pays. Bien sûr, ce n’est qu’une analogie. Notre Dieu n’est pas banni de ce monde, mais il ne contrôle pas non plus tout ce qui se passe, en rendant tout certain selon son plan. Si c’était le cas, nos prières ne feraient aucune différence. Si le calvinisme est véridique, la volonté de Dieu est déjà faite « sur la terre » et pourtant, Jésus nous a appris à prier : « que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel ». Le calvinisme contredit catégoriquement cette prière.

Bien sûr, les calvinistes ont leurs réponses à toutes ces objections, mais je n’en trouve aucune de convaincante. Elles m’apparaissent comme forcées. Ils disent, par exemple, que nos prières visant à ce que la volonté de Dieu soit faite constituent des « moyens prédestinés de Dieu pour une fin prédestinée ». En d’autres termes, nos prières sont également prédestinées et rendues certaines par Dieu comme un moyen de faire accomplir sa volonté sur terre comme au ciel. En fin de compte, cela signifie néanmoins que nos prières ne changent jamais vraiment quelque-chose.

Les calvinistes disent également que tout n’est pas « la volonté de Dieu » de la même manière. Par exemple, ils disent que Dieu souhaite qu’aucun ne périsse en enfer. C’est leur interprétation des versets cités précédemment à savoir que Dieu veut qu’aucun ne périsse mais que tous soient sauvés. Ainsi, Dieu souhaite que l’enfer ne soit pas nécessaire, mais en fait, il est nécessaire pour sa plus grande gloire. De ce fait, Dieu veut ce qu’il souhaite ne pas avoir à vouloir.

Peut-être que la réponse des calvinistes la plus troublante est celle la double volonté de Dieu : celle-ci n’est pas « antécédente » et « conséquente », mais « prescriptive » et « décrétive ». Si le calvinisme est véridique, Dieu décrète que les individus fassent ce qu’il interdit. Dieu décrète les choses qui violent ses prescriptions et commandements. Dieu commande « Tu ne tueras pas », mais il décrète « Tu tueras ». Calvin expliqua dans L’Institution, et la plupart des calvinistes sont accord sur ce fait, que Dieu ne pèche pas en décrétant que quelqu’un pèche[6] ; ceci parce que l’intention de Dieu est bonne alors que l’intention du meurtrier est mauvaise. Dieu souhaite le meurtre qu’il décrète et le rend certain pour sa gloire. Le meurtrier, qui ne peut faire autrement que ce que Dieu a décrété, est coupable parce que son intention est haineuse. Non seulement cette interprétation coupe les cheveux en quatre ; mais elle soulève également la question de l’origine de la mauvaise intention du meurtrier. Si chaque pensée et chaque intention est sous le contrôle direct de Dieu, alors même l’intention de l’assassin ne peut échapper à la souveraineté déterminante du Dieu du calvinisme. C’est pourquoi Arminius a déclaré que si le calvinisme est véridique, non seulement « le péché n’est pas vraiment le péché », mais « Dieu est le seul pécheur »[7].

Passons maintenant à la conception arminienne de la prédestination de Dieu. Je reviens ici au schéma TULIP. Les arminiens sont d’accord pour dire que les humains déchus sont totalement dépravés au sens où l’entend le calvinisme ; c’est-à-dire qu’ils sont impuissants à faire quelque chose de vraiment bon ou d’agréable à Dieu, en dehors de la grâce. Les arminiens, cependant, croient en la grâce prévenante, cette grâce de Dieu qui guérit la plaie mortelle du péché et libère le pécheur déchu de la servitude de la volonté de pécher en lui donnant la capacité d’exercer une bonne volonté envers Dieu. Nous ne connaissons pas tous les moyens de la grâce prévenante, mais la prédication de l’Évangile en est un : « la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Christ. » L’Évangile lu ou entendu confère une grâce prévenante afin que la personne puisse être libre  et ainsi avoir la capacité pour la première fois de se repentir et faire confiance à Dieu. En d’autres termes, les arminiens ne croient pas au « libre arbitre » mais à « la volonté libérée », appelée aussi « arbitre libéré ».

Où est la grâce prévenante dans la Bible ? Où est-ce qu’elle n’est pas dans la Bible ? Elle est partout sous-entendue, prise pour acquise et présupposée dans les Écritures. Personne ne cherche Dieu et pourtant beaucoup cherchent Dieu. Ce schéma de « ne cherche pas » mais « cherche quand même » se retrouve partout dans les Écritures. Cela s’explique par le concept de la grâce prévenante. Livrés à nous-mêmes, sans un don spécial de grâce qui convainc et appelle, illumine et autorise, nous n’exercerions jamais une bonne volonté envers Dieu. Mais avec une grâce prévenante, nous obtenons la capacité de l’exercer et certains d’entre nous l’exercent.

Les arminiens croient également en une élection inconditionnelle, mais nous croyons qu’il s’agit d’une élection corporative [NDT : ceci n’est pas l’avis de tous les arminiens]. Elle intervient dans le plan inconditionnel de Dieu pour se préparer un peuple : Israël et l’église. Par contre, l’élection individuelle est conditionnelle. Celle-ci nécessite une foi qui est en même temps un don de Dieu et une réponse de l’individu. On retrouve cela dans Philippiens 2:12-13 : « […] mettez en oeuvre votre salut avec crainte et tremblement, […] car c’est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire, […] ». Dieu fournit donc la pleine capacité, la semence de la foi que nous acceptons librement et utilisons pour nous repentir et faire confiance à Dieu seul. Mais une fois que nous nous sommes repentis et que nous croyons, nous voyons que c’est Dieu qui a entièrement rendu la chose possible, et nous ne pouvons nous en vanter. Bien entendu, Dieu sait d’avance que nous nous repentirions et croirions (ou pas). Il s’agit là d’une autre dimension de l’élection de Dieu dans la théologie arminienne. L’élection ou la prédestination individuelle est conditionnelle en ce que nous devons l’accepter. Si nous l’acceptons, il s’avère que Dieu savait d’avance que nous le ferions (Romains 8:29 : « Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés […] »).

L’un des principaux arguments du calvinisme contre l’arminianisme est que si celui-ci est véridique, le salut de Dieu n’est pas entièrement dû à la grâce. En fait nous le gagnons. Ce n’est que si l’élection au salut est absolument inconditionnelle et que la grâce est irrésistible, affirme-t-on, qu’alors seulement il sera vraiment possible de dire : « c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi». Ce n’est qu’alors que le salut est un véritable cadeau. Ceci est, bien sûr, faux. Pensez à cette analogie : Si quelqu’un vous donne un chèque de mille dollars qui vous évite la faillite et qu’il vous suffise de l’endosser en le déposant à la banque ; avez-vous gagné vous-même une partie de l’argent ? Ou la démarche de dépôt réduit-elle la valeur du don ? Absolument pas. Si une personne recevait un tel chèque le sauvant de la faillite, qu’en serait-il s’il se vantait d’avoir gagné une partie du don ? Les gens le prendraient pour un fou ou un ingrat ou les deux ! Un cadeau qui doit être librement accepté n’en reste pas moins un cadeau.

Examinons maintenant l’idée de l’élection inconditionnelle du calvinisme. Si Dieu est bon et peut sauver tout le monde parce que l’élection au salut est absolument inconditionnelle, pourquoi ne le fait-il pas ? Comment peut-il être vraiment bon s’il le pouvait mais ne le faisait pas ? Une fois encore, nous sommes revenus au conflit fondamental entre le calvinisme et l’arminianisme : le caractère de Dieu.

L’arminianisme croit que l’expiation de Jésus-Christ est illimitée à tous égards. Christ est mort pour tous ; il prit sur lui la punition pour les péchés de tous. Les Écritures enseignent-elles cela ? Absolument. 1 Timothée 2:6 dit que Christ « s’est donné lui-même en rançon pour tous ». Le grec est clair : il est dit « tout le monde ». Il n’est pas possible d’interpréter cela comme signifiant « tout type de personnes ». John Piper, notant le conflit entre ce verset et l’expiation limitée qu’il approuve, prétend que Christ est mort même pour les non-élus[8]. Sa mort leur offre de nombreuses bénédictions dans cette vie, même s’ils n’échappent pas à l’enfer dans la prochaine. Christ ne mourut pas pour les sauver mais seulement pour leur offrir des bénédictions temporelles. C’est la même chose que de dire qu’il donne un peu de paradis aux non-élus. L’explication de Piper est clairement contraire au sens évident de ce passage des Écritures, c’est pourquoi de nombreux calvinistes ne peuvent accepter une expiation limitée. Néanmoins, ils ne peuvent expliquer pourquoi Christ mourrait pour ceux que Dieu avait prévu de ne pas sauver.

De plus, il y a d’autres passages qui ébranlent complètement l’expiation limitée : Romains 14:15 et 1 Corinthiens 8:11. Les deux passages mettent en garde les croyants contre le fait d’afficher leur liberté dans le Christ devant des frères et des soeurs de conscience plus faible, car cela pourrait causer la « perte » de celui pour lequel Christ est mort. Le mot grec traduit par « perte » signifie toujours « totalement perdu » ou « détruit » ; il ne peut signifier « endommagé ». Mais si le calvinisme est véridique, une personne pour qui le Christ est mort ne peut être « perdue » car elle fait partie des élus.

Les calvinistes soutiennent que l’arminianisme est incohérent en ce qui concerne l’expiation universelle. La croyance arminienne, disent-ils, mène inexorablement au salut universel, car si Christ meurt pour un pécheur, ses péchés sont déjà punis, puisqu’ils sont sur Christ. Donc, envoyer une personne en enfer pour qui Christ est mort serait injuste de la part de Dieu. Ce serait punir deux fois les mêmes péchés. Or il s’agit simplement d’un non-sens. Une personne peut refuser d’accepter le paiement par procuration de son châtiment. C’est bien ce qu’est l’enfer : le refus des pécheurs d’accepter le sacrifice de Christ par procuration en leur nom. D’ailleurs, c’est ce qui rend l’enfer si tragique ; il n’est absolument pas nécessaire. Une amnistie générale ne nécessite pas son acceptation. Le président Jimmy Carter déclara une amnistie générale pour tous les opposants à la guerre du Vietnam qui avaient fui dans d’autres pays comme le Canada. Ils pouvaient rentrer chez eux sans craindre d’être punis. Et pourtant, beaucoup ne rentrèrent pas !

Enfin, l’arminianisme a une interprétation propre de la grâce irrésistible. La grâce prévenante atteint une personne à travers l’évangile. Ceci ne constitue pas un choix. Ce qui constitue un choix, est ce qui est fait avec. Donc, la grâce salvatrice est résistible. Partout la Bible représente la grâce comme étant résistible. Actes 7:51 accuse le peuple juif qui a crucifié Jésus de « s’opposer toujours au Saint-Esprit ». Bien sûr, le calviniste dira simplement que quiconque s’oppose au Saint-Esprit ou à la grâce n’est pas un élu. En d’autres termes, le calviniste définit simplement l’élection comme incluant le fait de « ne pas s’opposer au Saint-Esprit ». Il est donc impossible de trouver un exemple de résistance à la grâce telle qu’envisagée. Il s’agit bien d’une question de définition. En d’autres termes, l’affirmation suivante doit être vraie : « Ceux qui ne s’opposent pas à la grâce ne s’opposent pas à la grâce ». Les calvinistes définissent « élection » et « résistance à la grâce » comme mutuellement exclusives. Cela fait de la « grâce irrésistible » une tautologie.

Les arminiens croient que les Écritures mettent en garde même les croyants, les élus, contre le fait de résister à la grâce salvatrice. Que Paul voulait-il dire d’autre dans Galates lorsqu’il dit à ceux qui se détournent de l’Évangile pour trouver la justification dans la loi qu’ils sont « déchus de la grâce » ? Pareillement, de quoi d’autre parle Hébreux 6 ? Il est clair que ces passages mettent en garde contre la résistance envers la grâce salvatrice. Pourquoi ces passages le feraient-ils si cela était impossible aux élus, aux vrais chrétiens ?

Beaucoup de personnes pensent que ce désaccord entre calvinisme et arminianisme pourrait  simplement se régler en listant les passages de la Bible en deux colonnes : une sous « calvinisme » et une autre sous « arminianisme ». Le point de vue gagnant correspondrait à la liste la plus longue. Pourtant cela ne marche pas comme cela.

À mon avis, des démonstrations très bibliques peuvent être données pour soutenir les deux points de vue. Bien sûr, je pense que l’explication la plus probante est celle en faveur de l’arminianisme. Sinon, je serais calviniste ! Cependant, pour faire preuve de largeur d’esprit, je concéderais que les Écritures peuvent présenter de très solides arguments pour soutenir les deux points de vue. Comment alors devrait-on prendre position pour un point de vue plutôt qu’un autre ?

Tout d’abord, demandez-vous quel point de vue est le plus cohérent par rapport au portrait de Dieu donné en Jésus-Christ (par qui Dieu se révèle) ainsi qu’au portrait donné par les Écritures prises dans leur ensemble.

Deuxièmement, demandez-vous quel point de vue est le plus cohérent en lui-même. Les deux ont des problèmes, mais lequel pose des problèmes avec lesquels vous pourriez vivre ? Lequel pose des problèmes avec lesquels vous ne pourriez pas vivre ? Je sais que je ne pourrais vivre avec la vision sur la bonté de Dieu du calvinisme, ou plutôt de son absence de bonté. De plus, si le calvinisme est véridique, alors rien ne peut être véritablement mal puisque Dieu le décrète et le rend certain pour sa gloire. Si tout est prédestiné par Dieu pour sa gloire, alors rien ne peut s’opposer à la gloire de Dieu. C’est un problème inhérent au calvinisme qui défie toute logique.

Troisièmement, demandez-vous pourquoi le calvinisme était littéralement inconnu avant Augustin au cinquième siècle. Cette vision de la souveraineté de Dieu est complètement absente chez les Pères de l’Église hellénophone. Les premiers Pères de l’Église rejetaient le déterminisme et affirmaient le libre arbitre. Comment quelqu’un comme Irénée, Père de l’Église de la fin du deuxième siècle, aurait-il pu tant se tromper alors qu’il avait été édifié dans la foi chrétienne par Polycarpe, disciple de Jean, le plus jeune disciple de Jésus ?

Permettez-moi de conclure par une déclaration retentissante sur la souveraineté de Dieu : Dieu est souverain – même sur sa propre souveraineté ! Dire que nous avons le libre arbitre capable de résister et même de contrecarrer la volonté de Dieu ne diminue en rien la grandeur de la souveraineté et du pouvoir de Dieu. En effet, notre capacité à résister ou à contrecarrer la volonté parfaite de Dieu nous est donnée par Dieu pour entretenir de vraies relations avec nous, et non des relations artificielles. Oui, bien sûr, Dieu pourrait nous contrôler, mais ce n’est pas le cas. Non pas parce que nous avons un certain pouvoir sur Lui, mais parce qu’Il veut que nous l’aimions et que nous lui obéissions librement et non par contrainte.

Enfin, laissez-moi terminer par cette affirmation marquante concernant la nature de don de la grâce salvatrice de Dieu : Nous ne la méritons pas ! Mais nous pouvons la rejeter et Dieu ne nous l’imposera pas contre notre volonté.


Sauf indication contraire, les citations bibliques de la traduction française sont tirées de La Sainte Bible : nouvelle édition de Genève 1979. Genève : Société Biblique de Genève, 1979.

 

Notes de fin (tirées du livre Against Calvinism)

[1] SPROUL, R. C.. What Is Reformed Theology ? Understanding the Basics. Grand Rapids : Baker, 1997, p. 172. Expression paraphrasée.

[2] HELM, Paul. The Providence of God. Downers grove, IL : InterVarsity Press, 1994, p. 22.

[3] CALVIN, John. Institutes of the Christian Religion. Edinburgh : Calvin translation Society, 1845, 1.16.9, p. 180-181.

[4] CALVIN, John. Institutes of the Christian Religion. Edinburgh : Calvin translation Society, 1845, par exemple 1.6.2, p. 66. Expression paraphrasée.

[5] WESLEY, John. Predestination Calmly Considered. In : The Works of John Wesley, Vol. 10, Letters, Essays, Dialogs and Addresses. Grand Rapids : Zondervan, [1958], p. 229.

[6] CALVIN, John. Institutes of the Christian Religion. Edinburgh : Calvin translation Society, 1845, 1.17.5, p. 216-217.

[7] ARMINIUS, James. A Declaration of Sentiments. In : The Works of James Arminius. Grand Rapids : Baker, 1996, 1:630.

[8] PIPER, John. For Whom Did Christ Die? & What Did Christ Actually Achieve on the Cross for Those for Whom He Died? In : Monergism [en ligne]. [s.d.] [consulté le 2009-02-26]. Disponible à l’adresse : https://www.monergism.com/thethreshold/articles/piper/piper_atonement.html

Une réflexion sur “En quoi le calvinisme est-il problématique ?

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