Une contrefaçon des dons du Saint-Esprit – Le cas de Robert Baxter et l’église catholique-apostolique

L’article qui suit est un extrait du livre de Daniel R. Jenning, 2000 Years Of Spiritual Warfare: Recorded Accounts Of Demonic Activity From The 1st To The 21st Centuries, CreateSpace Publishing, 2015. Dans cet extrait, il présente puis cite les propos de Robert Baxter, un chrétien qui relate sa propre expérience avec un esprit contrefaisant les dons du Saint-Esprit.

L’original anglais peut être consulté à l’adresse suivante : http://www.danielrjennings.org/

Traduction française émanant du «Blog de réflexion chrétien», https://reflexionsjesus.wordpress.com/, 11/01/2018. Reproduit avec autorisation.


Biographie de Robert Baxter : [ca. 1802-1889] Baxter était un avocat qui fut impliqué dans un groupe de chrétiens de l’Eglise d’Écosse. Ce groupe commença à expérimenter des phénomènes inhabituels où une puissance venait sur les membres de l’assemblée et les inspirerait à prophétiser ou à parler dans des langues auparavant inconnues. Tous dans le groupe, y compris Baxter, supposaient que cette puissance était le Saint-Esprit, mais finalement Baxter commença à avoir des doutes et en «éprouvant les esprits», il réalisa qu’ils avaient été trompés par un esprit mensonger. Le groupe pris plus tard le nom d’église catholique-apostolique mais a parfois été qualifiée d’Irvingienne d’après le nom de son fondateur, Edward Irving (1792-1834).

Avant de lire les propres écrits de Baxter, nous résumerons le descriptif de ses expériences.[1] Baxter était un chrétien conservateur, croyant en la Bible, qui s’occupait des pauvres de sa région (p. 4)[2]. Au moment de son expérience, et après s’être rendu compte du fait qu’il s’agissait d’une contrefaçon, il croyait que les dons de l’Esprit étaient pour toutes les époques, il n’avait ainsi aucun préjugé théologique contre les manifestations modernes de l’Esprit (p. 3). Alors qu’il participait à une réunion de prière, Baxter sentit une puissance descendre sur lui. Celle-ci lui intima la conviction qu’il ne partageait pas suffisamment sur la question du second avènement au point qu’il commença à pleurer à ce sujet. Il se sentit inspiré de livrer un message à haute voix à ceux qui étaient présents, et son corps fut pris de tremblements incontrôlables. Après cela, il commença un temps de prière et de jeûne pour chercher le Seigneur au sujet de ce qui s’était passé. En priant, des versets se présentaient dans sa tête à propos d’Elie accompagné d’un message déclarant que le Seigneur déversait sur l’église l’esprit et la puissance d’Elie pour préparer le retour de Christ. Ceci le persuada que la manifestation venait de Dieu (pp. 4-7, 147-148). Pour Baxter, la puissance était clairement externe (i.e. quelque chose en dehors de la personne qui les touchait et les influençait). Cette puissance se consacrait tellement à diriger les personnes vers le Christ et à encourager ceux qui l’écoutaient à cultiver les fruits de l’Esprit qu’il ne semblait pouvoir s’agir que du Saint-Esprit (pp. 21-22). L’auteur eut la conviction mentale et son propre esprit semblait témoigner qu’il s’agissait bel et bien du Saint-Esprit (pp. 147, 149). Le Christ et le besoin de repentance étaient prêchés si fortement sous l’influence de cette puissance qu’il était difficile pour Baxter de la percevoir comme autre chose qu’un mouvement de rafraîchissement de Dieu (p. 44).

A partir de là, il y eut une venue régulière de cette puissance sur Baxter au cours de laquelle il était amené à faire des déclarations aux autres (pp. 5, 13, 68-70). Il fut emprunt de connaissances sur les autres qu’il n’aurait normalement pas été en mesure de connaître (pp. 71-72, 86-88). Il pouvait lire les pensées des autres (pp. 69-70, 87-88), dire aux gens quelle était la volonté supposée de Dieu (pp. 14, 23), parler dans des langues qu’il n’avait pas auparavant étudiées (pp. 68, 133-135), prier en public avec puissance (p. 12) et prêcher avec impact (pp. 5, 15-16). Finalement, la puissance conduisit Baxter à dire à certaines personnes qu’elles allaient devenir prophètes, apôtres ou impliqués dans d’autres ministères spéciaux (pp. 63, 68-70). Une des caractéristiques de la puissance était qu’elle conduisait ceux qui étaient influencés par elle à livrer de fortes réprimandes aux gens (pp. 15, 19-20, 68, 128) et à encourager ceux qui l’écoutaient à s’examiner spirituellement (pp. 86-87). Cette puissance amenait aussi à faire des choses bizarres comme conduire Baxter à se lever de manière inattendue et quitter une école du dimanche (p. 10), se sentant obligé d’aller dans un bureau gouvernemental avec l’intention d’interrompre les activités pour livrer une prophétie (pp. 23-25). Elle le conduisait à se sentir obligé de quitter une réunion à domicile à cause de quelque chose d’impur dans la maison (pp. 35-36), ou à lui faire sentir qu’il était appelé à quitter sa femme et que cela allait être utilisé par Dieu comme une mesure disciplinaire à son encontre pour ne pas avoir cru que la puissance était le Saint-Esprit (pp. 38-41, 49-51, 90). Lorsque la femme de Baxter eut des doutes sur le fait que cette puissance était bien de Dieu, elle commença elle-même à avoir des expériences mystiques qui semblaient confirmer que ce n’était pas le cas (pp. 18, 88-89). Cette puissance a souvent encouragé les gens à être attentif de ne pas être trompé par Satan, en leur rappelant que celui-ci est capable de se présenter comme un ange de lumière (p. 62). Cependant, la puissance disait qu’elle ne permettrait jamais à Satan de parler par l’un des prophètes (p. 117) et ses disciples utilisaient l’expression « Satan ne peut chasser Satan » pour justifier leurs déclarations comme véridiques (i.e. pourquoi Satan critiquerait Satan?) (p. 136).

Les manifestations voyageaient d’une congrégation à l’autre lorsqu’une personne nantie de la puissance visitait une autre congrégation (p. 141). Les expériences étaient si impressionnantes que Baxter était stupéfait de ce qui lui arrivait quand l’esprit venait sur lui (p. 152). La puissance voulait que ceux qui la suivaient se séparent du courant dominant du christianisme, qu’elle décrivait comme rétrograde et mondain (pp. 54-57, 62-63, 87, 128-129, 150, 153). La puissance indiquait que l’église établie ne serait plus essentiellement utilisée par Dieu, mais seulement le nouveau mouvement associé aux dons de l’Esprit (pp. 28, 32-33). Ceci eut pour effet de distancer les adeptes de cet esprit de tout chrétien qui les encourageait à reconsidérer le fait qu’ils suivaient bien le vrai Esprit (p. 128). Ceux qui suivaient l’esprit étaient amenés à apparaître comme possédant une sainteté et un zèle dépassant ceux des chrétiens des autres dénominations (p. 128) et cela les a naturellement poussés à croire que Dieu allait les utiliser plutôt que d’autres dénominations.

L’esprit prétendait être et déclarait ce qu’était la «vérité» (pp. 104-105) et il recherchait la confiance totale et la soumission en essayant d’amener les gens à abandonner leur capacité de compréhension et de s’y soumettre sans juger quoi que ce soit. Si des contradictions apparaissaient, il leur était dit d’attendre et de croire que la puissance les expliquerait (p. 127). Baxter nota que c’était tout à fait naturel pour ceux qui suivait l’esprit de rationaliser et d’expliquer dans leurs pensées les contradictions qu’ils commençaient à remarquer dans les prophéties (p. 51). L’esprit encourageait les gens à faire confiance à ceux qu’il habilitait (c’est-à-dire les prophètes et les prophétesses) et qui étaient considérés comme des porte-paroles de l’esprit (p. 20).

La puissance gagnait la confiance des gens en les flattant avec des prophéties qui indiquaient qu’ils étaient super spirituels ou qu’ils avaient été choisis par Dieu pour être prophètes ou apôtres, etc. et que seuls ceux qui faisaient partie du mouvement de l’esprit constituaient la vraie Eglise (pp. 66, 128). Cela a naturellement attiré les gens vers l’esprit parce cela les faisait se sentir importants. La puissance soulignait que plus les gens le suivraient, plus ils deviendraient puissants ; elle les encourageait à s’attendre à ce qu’une plus grande puissance miraculeuse vienne. Cela rendit encore plus attrayant pour les gens de la suivre et suscita une espérance croissante en la venue d’une étonnante nouvelle ère de miracles (p. 88).

La puissance mettait l’accent sur la seconde venue du Christ (p. 142) et réprimandait ceux qui n’avaient pas fidèlement annoncé la venue prochaine du Seigneur (p. 147). Cela contribua à l’excitation et au sentiment des membres qu’ils étaient à la veille d’une nouvelle ère sur le point d’être ouverte.

La puissance encourageait également les gens à cesser de pratiquer le baptême et la communion, les menant plutôt à les considérer comme inutiles, étant donné qu’ils avaient été remplis spirituellement (pp. 77-80). C’était naturellement plus acceptable à la lumière du fait qu’ils étaient sur le point d’entrer dans une nouvelle ère.

La puissance encourageait les gens à rechercher le baptême du Saint-Esprit et de feu et cela conduisait à la réception des dons de l’Esprit, y compris à s’attendre à la téléportation vécue par Philippe (pp. 63-65, 77-78, 85, 90-91, 100, 106-108, 154). La puissance conduisait fréquemment les gens à utiliser l’expression «feu» (p. 64).

L’esprit a également utilisé la peur pour contrôler les gens. Il leur disait que de se moquer du nouveau mouvement les rendrait coupables de blasphème contre le Saint-Esprit (p. 37) et que les doutes seraient perçus comme des tentations plutôt que comme du bon sens (pp. 75, 96). Ainsi, ceux qui suivaient l’esprit se sentaient obligés de rejeter tous les doutes, de peur qu’en les entretenant ils ne tombent dans le péché (p. 130). À un moment donné, Baxter dit qu’il tremblait à l’idée de concevoir des doutes (p. 117). Si une personne exprimait des doutes, le groupe incriminait son don individuel (i.e. il s’agissait d’une expérience venant d’un esprit de contrefaçon) plutôt que de voir le mouvement entier comme erroné (p. 27). Lorsque des erreurs se manifestaient, les gens se sentaient obligés d’en assumer la responsabilité (i.e. ils avaient parlé dans la chair, de leur propre volonté, etc.) (p. 130).

L’esprit avait visiblement tendance à se manifester plus autour des gens qui croyaient en lui, mais à être plus retenu autour de ceux qui ne croyaient pas (pp. 47-48, 83-84).

Les effets spirituels et psychiques que cet esprit eut sur ceux qui l’avaient embrassé étaient étonnants. Il pouvait amener à une forte conviction de péché au point que les gens se sentaient ouvertement et personnellement réprimandés lors des réunions publiques (pp. 5, 7, 9, 147), allant jusqu’à pleurer (p. 147). La puissance pouvait aussi apporter la paix de l’esprit ainsi que la foi (confiance et espérance) dans le fait que Dieu allait répondre aux prières de la personne (p. 151) ainsi qu’une grande joie et reconnaissance (pp. 10-11, 90). Il semblait vraiment que ceux qui embrassaient cette puissance se voyaient communiquer l’amour de Dieu (p. 152).

La puissance donnait de nouveaux éclairages sur les Ecritures auxquelles Baxter n’avait jamais pensé auparavant (pp. 55-56, 59-62) et ces idées étaient à la fois belles et réconfortantes (p. 86). En effet, le travail de l’esprit était entrelacé avec l’Écriture (p. 117). Cette expérience, comme Baxter l’a décrite, se ressentait comme un puissant travail de l’Esprit qui le conduisit en communion avec Christ, lui faisant ressentir qu’il avait une relation spéciale avec la pensée du Christ. Cela était accompagné d’une compulsion à partager avec les autres ce que le Seigneur lui avait révélé (p. 151). Baxter remarqua, cependant, que ces nouvelles idées avaient tendance à devenir le point d’attention de la personne qui les recevait au point que celle-ci mettait une emphase déséquilibrée sur elles (pp. 140-141).

Alors que les gens vivaient de telles expériences, leur réponse naturelle a été d’être conduit dans une vie chrétienne plus fervente et dévouée (pp. 8, 45, 96, 148, 152) et l’esprit encourageait ceux qui l’écoutaient à demander plus de Dieu, mais Baxter se rendit compte que ce dont il s’agissait réellement était qu’elles recherchaient plus de puissance et non réellement Dieu (pp. 65-66).

Baxter remarqua que s’il avait des appréhensions à suivre ce que l’esprit disait, il trouvait un soulagement et la paix quand il se résignait à faire la volonté de Dieu telle qu’elle lui était dictée par la puissance (p. 46).

Malgré tous les sentiments encourageants que la puissance insufflait à ceux qui l’adoptaient, elle avait aussi un côté sombre. Baxter a exprimé comment l’obscurité venait dans ses pensées lorsque les prophéties données sous la puissance ne se réalisaient pas (pp. 85-86, 88) et il se sentait parfois dérangé dans son esprit en parlant sous l’onction de la puissance (p. 120). Bien qu’il se sente parfois mal à l’aise dans les choses qu’il était amené à dire, il raisonnait en pensant que si Dieu le disait, comment cela pouvait-il être mauvais (p. 21)?

L’auteur a également remarqué que plus on écoutait l’esprit, plus on devenait naïf et crédule, même face à d’apparentes contradictions (p. 28). Les fréquentes impulsions surnaturelles causées par l’embrassement de cette puissance semblaient affaiblir l’esprit au point que les pensées pouvaient être facilement modifiées d’une impulsion à l’autre (pp. 137-138).

Une série d’événements ont finalement joué un rôle dans le fait que Baxter réalisa qu’il avait été trompé. Ceux-ci comprenaient des prophéties qui ne se s’étaient pas réalisées telles que prophétisées ou attendues (pp. 41-42, 52-53, 82-83) ainsi que des déclarations contradictoires (pp. 92-95). Il y eut la situation d’un homme, dans laquelle la puissance avait conduit Baxter à le reconnaître comme spécialement appelé par Dieu, et qui avait été convaincu de parler sous la puissance d’un démon (pp. 91-92, 106), et aussi un exemple où la puissance ne pouvait chasser un démon d’un homme (pp. 72-74).

Baxter finit par conclure qu’il avait été livré à un esprit séducteur à titre de discipline pour ses propres péchés (pp. 8, 47-48, 50-51, 83-84, 117-118). Mais quand il essaya de partager cela, il se rendit compte que cela même qui avait amené la discipline sur certaines personnes (i.e. le péché d’orgueil) les empêchait de pouvoir admettre qu’elles avaient été trompées (p. 118). Après avoir quitté le mouvement, l’esprit avertit ceux qui étaient encore dedans de ne plus s’associer à Baxter (p. 124).

Ce qui suit est l’expérience personnelle, l’observation et la réalisation de Baxter qu’il avait été trompé en acceptant une contrefaçon.

Premières expériences de la puissance par Baxter

A cette époque je fus, du fait d’arrangements professionnels, appelé à Londres, et j’eus un fort désir d’assister aux réunions de prière qui étaient alors tenues en privé par ceux qui parlaient sous la puissance, et qui recherchaient les dons […] Après qu’un ou deux frères aient lu et prié, il fut donné à M. T.[3] deux ou trois mots très distincts, et emprunts d’une énergie et d’une profondeur de ton qui me parurent extraordinaires, et cela tomba sur moi comme une parole surnaturelle que j’attribuai à la puissance de Dieu; Les mots étaient dans une langue que je ne comprenais pas. Au bout de quelques minutes, Mme E. C.[4] déclara en anglais une phrase qui, quant à la matière, à la manière et à l’influence qu’elle eut sur moi, me conduisit à m’incliner aussitôt comme devant l’expression de l’Esprit de Dieu. Ceux qui ont entendu ces déclarations puissantes et directives n’ont besoin d’aucune description; mais ceux qui n’en ont jamais entendu peuvent concevoir qu’un ton de voix inhabituel et surnaturel, ainsi qu’une puissance d’expression intense et fascinante (en plus d’être une réprimande sévère à l’égard de tous les présents, et applicable à mon propre état d’esprit) m’affectèrent, ainsi que les autres qui étaient réunis, s’attendant à entendre la voix de l’Esprit de Dieu. Au milieu du sentiment de crainte et de révérence qui naquit, je fus moi-même saisi par la puissance; et alors que je luttais contre elle, elle s’exprima, et me fit rendre une confession de mon propre péché, pour lequel nous avions été réprimandés. Elle me fit ensuite prononcer une prophétie selon laquelle les messagers du Seigneur devaient sortir, publier aux extrémités de la terre avec la puissante de Dieu, le témoignage de la prochaine venue du Seigneur Jésus. La réprimande avait été donnée pour ne pas avoir déclaré la prochaine venue de Jésus, et je fut frappé dans ma conscience, après m’être abstenu plusieurs fois d’en parler aux autres, dans la crainte qu’ils aient pu trébucher sur cela ou en être offensés.

J’étais submergé par cet événement. L’obtention du don de prophétie, qui était sensé être cette expression surnaturelle, était, pour moi-même et plusieurs autres, un grand objet de désir. Je ne pouvais donc que me réjouir d’en avoir été le sujet; mais il y avait tant de difficultés rattachées aux circonstances dans lesquelles la puissance était venue sur moi, et j’étais si anxieux et affligé de m’être éventuellement trompé sur la pensée réelle de Dieu à ce sujet, que j’eus pendant plusieurs semaines l’esprit lourd et accablé. Il y avait en moi, au moment de l’énonciation, une très grande excitation; et pourtant j’étais distinctement conscient qu’un pouvoir agissait au travers de moi au-delà de la simple puissance de l’excitation. Cette puissance était si distincte de l’excitation que, dans tous mes troubles et doutes, je ne pouvais jamais réduire toute [l’expérience] à la [simple] excitation. (Narrative Of Facts, pp. 4-6)

Baxter expérimente la puissance lui donnant des connaissances surnaturelles

La puissance qui reposait alors sur moi était bien plus intense qu’auparavant, alors que je livrais mon esprit et mon corps dans une obéissance parfaite, elle m’entraînait sans confusion ni excitation […] Toutes les anciennes visites de la puissance avaient été très brèves; mais maintenant elles étaient continues, elle semblait reposer sur moi toute la soirée. Les choses que je devais prononcer se reflétaient dans mon esprit sans prévenir, sans attente, sans plan ni arrangement : Tout était l’œuvre du moment présent, et j’étais devenu comme l’instrument passif de la puissance qui m’utilisait […] J’étais conduit [par la puissance] à engager les présents à demander des instructions sur tout sujet sur lequel ils cherchaient à être enseignés par Dieu; et, à plusieurs questions posées, les réponses furent données par mon entremise avec puissance. L’une en particulier faisait référence aux circonstances d’une affaire dont j’étais moi-même totalement ignorant, ce qui convainquis la personne qui l’avait posée que l’esprit qui parlait en moi connaissait ces circonstances, y ayant fait allusion dans sa réponse. (Narrative Of Facts, pp. 13-14)

Le lendemain, à la réunion de prière du matin, rien de particulier ne se produisit. Au petit déjeuner [plus tard], plusieurs personnes que je ne connaissais pas étaient présentes et, ayant été amené à donner ce qui semblait être une prophétie des plus glorieuses […] il me fut clairement montré avec puissance, avant même que quelqu’un ne parle, qu’une personne dans la pièce avait un esprit qui répudiait totalement ce qui avait été prophétisé. Il ne m’a pas été révélé à laquelle des parties présentes elle s’appliquait, mais la puissance était si impressionnante, que je dis ouvertement : «Le Seigneur me montre qu’il y a une personne ici dont le coeur est endurci contre la vérité; qu’elle parle, car le Seigneur a un plan de miséricorde envers elle.» Pendant un petit moment, personne ne parla […] [finalement] une voix me parvint du haut de la pièce, et il me fut montré qu’il s’agissait de la personne en question. Je lui dis cela et lui demandais de parler. Il s’exprima et montra de façon très frappante, comment son état d’esprit m’avait été exactement ouvert […] Je sais que je n’avais jamais vu cet homme, ne le connaissais pas et n’avais jamais entendu le son de sa voix, avant que je ne révèle l’état de son esprit; Mais dès que j’entendis le son de sa voix, je le reconnus comme étant la personne visée. (Narrative Of Facts, pp. 69-70)

Le samedi matin, chez M. Irving, un autre incident extraordinaire se produisit, me montrant le discernement de l’esprit qui parlait en moi. Au milieu du petit-déjeuner, M. Irving dit : «Notre frère (désignant une personne assise près de lui) souhaiterait demander conseil au Seigneur par ton entremise». Le monsieur, qui m’était un parfait inconnu, dit alors qu’il avait eu l’intention de faire quelque chose qu’il explicita, et voulu savoir si c’était la volonté du Seigneur et s’il devait le faire. La puissance vint alors sur moi, lui donnant une réponse, et se référa aux actions de M. B., d’Oxford; Elle déclara combien il attristait le Seigneur par sa témérité, et nous avertit de ne pas le suivre. Il n’y avait rien ni dans la question, ni dans la personne, ni dans la conversation précédente, qui ne conduise à parler de M. B; et comme il m’avait été donné de dire cela, je me demandai pourquoi celui-ci fut mentionné; mais après m’être renseigné, je compris que M. B. était un ami particulier de ce monsieur qui avait contribué à l’amener dans les difficultés au sujet desquelles il avait demandé conseil. (Narrative Of Facts, pp. 71-72)

Un jour, dans l’église écossaise, alors que je méditais sur le bien-fondé de soumettre ma langue, et que je priais Dieu pour être enseigné à ce sujet, une déclaration vint de la part de Mlle E. C. «Remets ta langue à Jésus» qui continua par une exhortation à un entier abandon de nous-mêmes à l’Esprit de Jésus parlant et demeurant en nous. Les exemples d’un tel discernement évident des pensées sont si nombreux qu’ils enlèvent la possibilité de coïncidences accidentelles. Dans trois ou quatre cas distincts, alors qu’une personne priait en silence dans sa chambre, il arriva qu’une autre personne ayant le don, assise dans la pièce voisine, donna les réponses dans la puissance. Il se trouve que dans le cas de presque toutes les personnes avec lesquelles j’ai discuté, et qui avaient été amenées à croire dans la puissance, les exemples de discernement de leurs pensées, ou les références à leur état d’esprit particulier, ont été si frappants, qu’ils conduisaient à leur reconnaissance de la puissance. (Narrative Of Facts, p. 135)

Au petit déjeuner, chez M. Irving, la dernière scène de mon infortuné ministère parmi eux fut tant remarquable que mystérieuse. Pendant plusieurs matinées, lors des prières de famille, de très grands discours et des présentations particulièrement belles et réconfortantes de l’Écriture m’avait été donnés par la puissance. Ce matin, un pasteur (qui, je l’ai compris depuis, était d’Irlande et était venu expressément pour s’informer, favorablement disposé quant à l’oeuvre, mais effrayé par les doctrines), était présent. Il parla à M. Irving, mais je n’avais pas entendu ses observations. La soeur de Mlle E. C., qui était assise à côté de moi, me dit : «Ce monsieur est en train d’attrister l’Esprit.» Je regardai, et je vis un pouvoir reposant sur Mlle E. C., qui parlait sur le ton de la censure, mais je n’en recueillis pas plus sur lui, si ce n’est que le pasteur avançait quelque chose de faux. M. Irving commença alors, comme de coutume, à lire un chapitre auquel j’avais été conduit par la puissance; mais au lieu d’en donner une explication comme précédemment, la puissance qui reposait sur moi révéla qu’il y avait certains dans la pièce qui devaient partir. La parole vint sur moi, comme quoi nous étions assemblés à une sainte ordonnance pour prendre part au corps et au sang du Christ, et qu’il était de l’intérêt de tous de s’examiner afin de ne pas y prendre part indignement. Personne ne sortait, et je me fis encore et encore, de plus en plus péremptoire, pour les prévenir, jusqu’à ce que le pasteur en question et un vieil homme étranger ne sortent. Alors M. Irving continua à lire le chapitre. (Narrative Of Facts, pp. 86-87)

Baxter reçoit la capacité de parler en langues sous la puissance

Au cours de mon récit, j’ai omis par inadvertance de mentionner mes expressions en d’autres langues. Comme une attention particulière est souvent portée sur cette forme d’expression qui appuya l’œuvre, je vais y faire allusion.

Quelques jours avant la prophétie de mon appel à la fonction apostolique, alors que j’étais assis à la maison, une grande puissance vint sur moi, mais pendant un temps considérable, sans susciter une quelconque impulsion à l’expression. Ensuite, une phrase en français fut distinctement exposée à ma pensée, et, fut exprimée sous l’impulsion de l’énonciation. Puis, en peu de temps, des phrases en latin furent prononcées de la même manière et, après de courts intervalles, des phrases dans beaucoup d’autres langues, à en juger par le son et l’exercice des différents organes vocaux. Ma femme, qui était auprès de moi, déclara que certaines d’entre elles étaient italiennes et espagnoles; Elle peut lire et traduire la première, et connaît la seconde dans une moindre mesure. Dans ce cas, elle ne fut pas capable d’interpréter ou de retenir les mots tels qu’ils étaient prononcés. Tout au long de ces déclarations, je fus grandement éprouvé dans mes pensées. Après la première phrase, une impulsion à l’énonciation persista en moi mais que je retins péniblement, ma conviction étant que tant que des mots ne m’étaient présentés, je ne devais pas utiliser ma langue pour les énoncer. Pourtant, j’étais troublé au sujet de ce que pourrait signifier l’impulsion et si j’y cédais. Au cours de ces expérimentations, je cédai pour quelques instants ma langue, mais l’expression qui s’échappa me parut si discordante que j’en conclus que l’impulsion sans les mots donnés, était une tentation; Ainsi je retins ma langue, et quand des mots m’étaient donnés, je la cédais. Parfois, il m’était donné des mots seuls, et parfois des phrases, bien que je ne pusse reconnaître ni les mots ni les phrases comme appartenant à une langue que je connaissais, sauf celles qui étaient françaises ou latines. Ce qui me fortifia, après mûre réflexion, dans l’opinion que je ne devais pas céder ma langue, était le souvenir de ce que dit M. Irving, lorsqu’il expliquait comment l’expression en langues vint pour la première fois sur M. T., qui avait des mots et des phrases qui se présentaient à lui. Juste après cet exercice, il vint un énoncé en anglais, déclarant que le don des langues, qui se manifestait à Londres, n’était rien de moins que celui des «langues» nécessitant une interprétation, et qui fut manifesté autrefois dans l’église de Corinthe; Mais que bientôt le Seigneur accorderait le don de la Pentecôte, permettant à ceux qui le recevraient de prêcher dans toutes les langues aux nations de la terre. J’ai été à plusieurs reprises confronté au même exercice, exprimant des mots et des phrases sans liens, mais jamais un discours connexe. Après m’être rendus à Londres, j’interrogeais ceux qui parlaient en langues, pour savoir s’il leur était donné des mots et des phrases ou s’ils abandonnaient leurs langues à l’impulsion de l’énoncé, sans percevoir de phrase. Ils répondirent presque tous qu’il leur arrivait la seconde situation et plus rarement la première. A Londres, je fut aussi amené à confirmer, devant M. Irving, ce qui avait été dit ici concernant le don des langues de la Pentecôte pour la prédication; et, telle fut la promptitude avec laquelle il se rallia aux paroles, que bien qu’il eût écrit et publié que le don de la Pentecôte n’était pas destiné à la prédication, il céda tout de suite, et confessa son erreur, rendant grâces pour la correction. (Narrative Of Facts, pp. 133-134)

Baxter expérimente les dons surnaturels de prêche sous la puissance

Le lendemain matin, j’assistai à la première réunion de prière; et alors que le pasteur m’appelait pour prier, j’eus une direction distincte de la puissance pour lire le onzième chapitre du livre de l’Apocalypse. Je le lus avec la puissance, et fus guidé par la elle à son explication […] Dans la soirée, j’assistais à la maison du pasteur, où étaient assemblés les jeunes gens qui, pendant la semaine, enseignaient dans des écoles, et des maisons privées, dans différentes parties de Londres. Là encore, la puissance était très présente sur moi; et, pendant près de deux heures, je fus amené à leur donner ce que l’esprit appelait «prêcher dans l’Esprit» (un sermon exposant le cours de l’église depuis les jours des apôtres). Ce sermon déclarait, entre autres choses, que dans les temps apostoliques, l’Eglise était comme Samson dans sa force; et que lorsque l’Eglise commença à forniquer avec les rois de la terre. Le monde était comme Dalila qui séduisit l’Eglise pour lui faire abandonner la source secrète de sa force, (qui fut dite être l’enseignement de l’Esprit) ; et qu’au lieu de cet enseignement, l’Eglise recherchait l’approbation, les opinions, et les enseignements du monde […] (Narrative Of Facts, pp. 15-16)

Le matin suivant le jour de mon arrivée, je fus sollicité de nouveau, et ouvrant au prophète Malachie, je lus le quatrième chapitre. Comme je lisais, la puissance vint sur moi, et je pus lire avec puissance. Ma voix s’élevait bien au-dessus de sa hauteur naturelle, faisant des répétitions de certains passages, et avec le même soulèvement intérieur que j’avais toujours éprouvé auparavant au contact de la puissance. Lorsque je m’agenouillai pour prier, je fus amené à prier dans la puissance pour la présence et la bénédiction de Dieu au sein de l’église; et dans tout ceci je ressentais une grande joie et paix, sans aucun empêchement qui avaient eut lieu lors des dernières expressions dans la puissance. (Narrative Of Facts, p. 12)

Baxter commence à réaliser qu’il est trompé par un esprit mensonger

Ce soir là, une situation se produisit au milieu de mon discours, qui, même si elle ne me fit que peu d’impression à ce moment-là, me semble depuis avoir été ordonnée par Dieu comme un témoignage à nos égards, du fait que nous étions trompés. Alors qu’il fut dit : «Comptes les jours, mille trois cent et deux cents», le capitaine G., qui était assis près de moi répéta les mots après moi, afin de se souvenir d’eux, et dit les mots, «deux cents» plus fort que les autres, le son retentit dans mes oreilles comme s’il m’avait dit «merveilleux», ce qui me donna l’impression qu’il trouvait merveilleux qu’on me fît dire de telles choses. Je me tournai vers lui, et je fus conduit par la puissance à le réprimander pour avoir trouvé cela merveilleux, et à lui demander d’examiner son propre cœur, car s’il se préoccupait de merveilles, il tomberait dans le piège de l’ennemi. Il ne reconnut pas son erreur à ce moment-là, mais par la suite […] le Capt. G. reconnu son erreur, et dit qu’il pensait ne pas le mentionner à ce moment, pour me le dire plus tard en privé. (Narrative Of Facts, p. 19)

Tout au long de la même journée, beaucoup de messages me furent donnés, ainsi qu’une intervention qui m’apparut comme une imitation satanique de l’esprit de révélation. Une puissance vint sur moi dans une volonté de révélation, communiquant d’une manière indistincte que je serai appelé à témoigner à Cambridge et à la Chambre des communes; et que, dans ce but, je serai enlevé par l’Esprit, comme Philippe le fut (Actes VIII) et il semblait que cela se ferait le jour même. Aucun signe probant ne me fut donné et je ne pus donc pleinement y croire; Mais, craignant de tenter ou d’attrister l’Esprit de Dieu en dépit de cette information je sortis, et me livrant entre les mains de Dieu, j’attendis de voir si la révélation venait de lui. Comme rien ne suivit, je jugeai que cela venait de Satan […] (Narrative Of Facts, pp. 41-42)

Quelques jours après l’avoir quitté, M. Irving me fit suivre une lettre, ayant écrit quelques lignes de sa part, me disant combien ils avaient été encouragés et affermis par ma dernière visite à Londres, et combien ils attendaient mon retour nantis des pleins pouvoirs d’apôtre. Mais en même temps, il ajouta que M. F., qui avait parlé dans la puissance parmi nous, avait été convaincu de parler sous l’influence d’un esprit mauvais, Mme C.[5] et Mlle E. C. l’avait ainsi déclaré. Cela me troubla beaucoup, car j’avais moi-même été saisit par la puissance pour lui annoncer son appel au ministère spirituel. Il avait aussi été présent et parla dans la puissance le dernier matin où j’étais présent chez M. Irving, lorsque deux personnes furent priées de sortir; et quand il fut déclaré dans la puissance que le Seigneur ne souffrirait pas qu’un incroyant ou une personne impure ne soit présente à cette sainte ordonnance, comme on l’appelait. Voilà des contradictions que je ne pouvais expliquer […] (Narrative Of Facts, pp. 91-92)

Par la suite, des discours vinrent, nous préparant à une grande faveur et grâce, qui avait été ordonnée pour nous par le Seigneur. Dans l’intervalle d’un jour ou deux, il s’ensuivit une déclaration étonnante (stipulant que le Seigneur m’avait mis à part) comme quoi, depuis le jour où j’avais été appelé au ministère spirituel, je devais compter 40 jours (échéance qui était presque expirée), que pendant ces 40 jours j’avais été éprouvé. Il fut dit que le Seigneur m’avait éprouvé et trouvé fidèle, et qu’ayant maintenant démontré en moi le premier signe d’un apôtre : «la patience» (se référant à 2 Cor. XII, 12), il me donnerait la plénitude de ceux-ci, par le don «des signes, des prodiges et des miracles», et qu’ainsi le Seigneur m’appelait à être un apôtre […] Il m’ordonna de revenir à l’église, où ma bouche avait été initialement ouverte, et, au quarantième jour, la puissance devait être donnée, les malades devaient être guéris, les sourds devaient entendre, les morts devaient être ressuscités, et des signes et des miracles puissants devaient apparaître […] Le [40e] jour, cependant, passa sans aucune manifestation de la puissance qui avait été prédite […] J’étais vraiment affligé du fait du retard de l’accomplissement de la prophétie concernant la consécration apostolique le quarantième jour […] Pour ajouter à ma détresse, j’appris de mon ami du pays, qu’il avait parlé dans la puissance, et reçut des instructions pour aller accomplir un miracle de guérison. Il précisa que dans le jeûne et la prière, il partit en mission, mais ne put accomplir aucun miracle. Il en conclut avoir parlé par un esprit mensonger et ne put croire plus longtemps que nous parlions par l’Esprit de Dieu. Ma prophétie concernant le quarantième jour avait été ébruitée dans mon propre quartier, et son échec ainsi que celui de mon ami, avaient eu un tel effet, que ma femme et la plus grande partie des croyants du pays avait abandonné tout ceci comme étant une tromperie. (Narrative Of Facts, pp. 65-66, 70, 82- 83)

[…] J’étais, comme on peut le supposer, engagé dans l’examen de ce sujet et de l’ensemble des circonstances depuis le début ; les échecs successifs des prophéties et les contradictions des messages. Lorsque calmement examinés et comparés avec le fait présent de l’appui d’une fausse doctrine[6], tout ceci était fortement en faveur d’une origine mauvaise, et compte tenu qu’elle était manifestement surnaturelle, je fus convaincu qu’il s’agissait d’une œuvre de Satan, à qui, comme un ange de lumière, il fut permis de nous tromper pour un temps […] Soucieux de communiquer avec M. Irving, je me rendis à Londres, et le rencontrais le matin où il se présenta devant le presbytère de Londres. L’appelant lui et M. J. C.[7] à part, je leur dis ma conviction que nous avions tous parlé par un esprit de mensonger, et non par l’Esprit du Seigneur. Il dit qu’il était impossible que Dieu ait pu nous envoyer de puissantes séductions, car il s’agissait là de son jugement sur les méchants, alors que nous cherchions le Seigneur, et désirions sa gloire. Je lui répondis, que je pensais que Dieu nous avait envoyé cela comme un châtiment pour notre orgueil et nos pensées hautaines ; que nous nous étions élevés dans nos propres cœurs, et que Dieu nous humiliait […] Je le revis le soir, et le matin suivant, je me suis efforcé de le convaincre de son erreur doctrinale et de nos illusions concernant l’œuvre de l’Esprit, mais il était tellement fermé, qu’il ne put voir ni l’un ni l’autre. (Narrative Of Facts, pp. 118-119)

Longtemps après avoir abandonné cette oeuvre comme une illusion, la présence de la puissance continuait en moi au point que j’étais obligé de lui résister sans cesse : Quand dans la prière, la puissance venait et m’amenait à délivrer un message dans la puissance, j’étais obligé d’arrêter de prier pour y résister. Cela a été très pénible pendant longtemps, joint à cela l’obscurité et la torpeur des pensées, pour avoir été si longtemps influencé par des illusions. Toutefois dans de telles circonstances, tout ce que nous pouvons faire est de maintenir notre confiance dans le fait que Dieu ne nous abandonne pas; et de veiller à éviter tout esprit d’apitoiement ou de plainte envers Dieu, de nous humilier, et d’invoquer le sang de l’aspersion de l’Agneau de Dieu qui ôte les péchés du monde : Ses compassions ne prennent pas fin, elles se renouvellent chaque matin. (Narrative Of Facts, p. 145)

Commentaire du « blog de réflexion chrétien »

En 1835, douze « apôtres » furent appelés par les prophètes du mouvement des Irvingites, c’est ainsi que naquit l’église catholique-apostolique. En 1836, une parole prophétique donna lieu au fait que ces « apôtres » furent envoyés dans les territoires du monde chrétien de l’époque. Leur but était une réforme spirituelle de la chrétienté notamment par l’annonciation de leurs révélations prophétiques. En 1879, tous les « apôtres » étaient morts, interdisant l’ordination de nouveaux ministères de culte. Suite à cela, le mouvement déclina en terme de membres, mais des dissidences advinrent, notamment en 1879 avec la création de l’église néo-apostolique qui opta pour le remplacement des « apôtres » morts.

Il existe maintenant plusieurs dénominations officiellement « apostoliques», dans le monde évangélique, comme par exemple l’église apostolique, fondée en 1916. A noter, que la plupart de ces dénominations adhèrent à la vision théologique de C. Peter Wagner, appelée Nouvelle Reforme Apostolique (NRA). Ce mouvement fédérateur se caractérise entre autre par la promotion d’une gouvernance apostolique des églises (voir cet article critique sur la NRA).

Dans cet article, on a pu observer que des esprits mauvais, ont, au moyen de la tromperie, suscités la création de l’église catholique-apostolique. Si la Bible nous encourage à être remplis de l’Esprit (Ephésiens 5:18) et si l’expression des dons du Saint-Esprit est toujours possible actuellement (voir cet article sur les dons du Saint-Esprit), le témoignage ci-dessus nous rappelle que les dons peuvent aussi être contrefaits par des esprits démoniaques et qu’il est par conséquent nécessaire d’éprouver les esprits.



Notes de fin

[1] Baxter n’a pas divisé son livre en chapitres, j’ai donc indiqué les numéros de pages pour aider les lecteurs à trouver les sections référencées.

[2] Robert Baxter, Narrative Of Facts Characterizing The Supernatural Manifestations In Members Of Mr. Irving’s Congregation, And Other Individuals, In England And Scotland, Formerly In The Writer Himself, London : James Nisbet, 1833.

[3] Il s’agit d’Edward Taplin, considéré comme l’un des prophètes du mouvement.

[4] Il s’agit d’Emily Cardale, considérée comme l’une des prophétesses du mouvement.

[5] Il s’agit de Mary Campbell Caird, l’une des prophétesses.

[6] Baxter se réfère ici à un désaccord théologique qu’il eut avec Irving sur la nature humaine de Jésus. Au moment d’écrire ces lignes, je n’ai pas suffisamment étudié la position d’Irving pour commenter cela. Irving a publié son opinion à ce sujet dans un ouvrage intitulé : The Orthodox and Catholic Doctrine of Our Lord’s Human Nature, London : Baldwin & Cradock, 1830.

[7] Il s’agit de John Bate Cardale, l’un des apôtres du mouvement.

 

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Une réflexion sur “Une contrefaçon des dons du Saint-Esprit – Le cas de Robert Baxter et l’église catholique-apostolique

  1. Merci pour cet article ! C’est impressionnant et terrifiant aussi…

    C’est fou le nombre de gens sur youtube à qui Jésus parle et donne des rêves tous les jours… Le Seigneur nous a bien mis en garde…

    Matthieu 7:21-23
    Ceux qui me disent: Seigneur, Seigneur! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. 22 Plusieurs me diront en ce jour-là: Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé par ton nom? n’avons-nous pas chassé des démons par ton nom? et n’avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom? 23 Alors je leur dirai ouvertement: Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité.

    Que Dieu nous garde d’être trompé par l’ennemi !

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